Fini ? Pas vraiment !

Je vais vous faire partager un petit bonheur personnel !
Ce matin j’ai écrit le mot “fin”. Voilà, je suis arrivé au bout ! Au bout des “Chroniques de la mort d’un village”, mon futur second livre, mon premier roman.
Ce n’était pas gagné d’avance, le pari était audacieux et plus encore inconscient. Ici “fin” est synonyme de soulagement. Il y a peu encore je doutais d’y parvenir, je peux l’avouer maintenant. Certains de mes personnages m’échappaient et si le sort du village ne m’appartenait pas puisqu’il est du domaine de l’Histoire celui de certains Chauduniers, en particulier du maire que j’ai créé, ne m’apparaissait plus du tout évident. J’étais un Dieu bien embarrassé: s’opposaient les vérités de mes villageois et mes désirs manichéens et légèrement affectés. Il y a  18 mois environ j’avais  imaginé et écrit un dernier chapitre. Oui, déjà! Je croyais tenir ma chute. Une belle envolée lyrique et théâtrale en diable. Quelle naïveté de ma part ! Cette technique d’écriture valable pour une ‘nouvelle’  n’est  absolument plus utilisable quand les vies de vos personnages (plus de 25 tout de même…)  s’étalent et s’entrecroisent sur 7 ans et  365 pages !
Bon, ce ouf de soulagement poussé, le document papier sous mes yeux (un pavé ?) je suis encore loin du bout du chemin. Il me reste encore tout un travail important d’artisanat avec son polissage, sa finition,  ses ajouts et ses suppressions. Quand s’arrêter? Quand décider que c’est terminé? Quand avoir le sentiment ( la prétention?) que le tout est en place? Sans compter que retournant sur place en juin prochain -grâce à la très gentille invitation d’un historien régional – il se pourrait que cette visite me fasse encore changer au moins certains détails.
Viendra ensuite l’attente  -vu de ma fenêtre- du verdict de mes correcteurs intraitables; intraitables parce que vrais amis. Nouvelles corrections, nouveaux ponçages, nouveaux doutes.
Enfin ultime étape et non la moindre, crainte de tous les écrivains, l’envoi aux éditeurs et la longue attente des réponses. Espoirs, découragements et soulagement (enfin si je ne l’espérais pas, je n’aurais pas écrit…).
Quelques mois après (oui encore un délai), sortie du livre…”dans toutes les bonnes librairies”. Amen !
ps: A partir de quand aurais-je l’esprit assez libéré pour commencer à écrire un tout autre livre ? J’ai une comédie (pour changer) en tête mais il faudra d’abord que le mot “fin” veuille vraiment dire fini, terminé, achevé et pour tout dire “expédié” ! Mon petit cerveau, trop polarisé, n’est pas capable de se disperser.
 

2 Comments

    • Pierre Bussière

      Il s’agit d’un article sorti des archives par une manipulation erronée. Le livre en question sortit à l’époque mais l’éditeur fit faillite. L’histoire se situait au moment de celle de Notre-Dame des Landes et n’intéresserait plus personne aujourd’hui.

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