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Je vous propose souvent un texte de Ile Eniger:  quand on aime on ne compte pas. Et si je vous donnais envie de visiter son blog, voire plus, je m’en réjouirais.

Un et puis un autre, ils partent. “C’est la vie”, disent les braves gens en évitant de penser que là, c’est surtout la mort ! Et puis ces pensées toutes faites ça rassure, ça permet de vérifier que s’ils sont ailleurs maintenant, nous on est encore là. Plus le soir s’approche, plus je le vois fatal, ouvert et insondable. Plus l’aléatoire des pas porte le souffle, plus j’en reçois l’inconnaissable absolu. Plus l’inconnu efface les traces, plus je choisis de dessiner le chemin jusqu’à l’heure vivante. Plus les places se vident, plus je me tais et j’accueille. Les agitations, les acquis ne justifient rien. Ni ceux qui s’éloignent sans savoir où ils vont, ni ceux qui restent et n’en savent pas plus. Tout vit, finit et recommence. Ce matin, devant le ciel, la mer, la terre, incommensurables, je  me disais que tout est là, solidaire, unique, et particule du tout.

Insula

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