Poésie

Chorégraphie

Ce geste cette chorégraphie banale et magnifique qu’elle exécute sans y penser sur le siège d’un bus un matin de semaine de s’attacher les cheveux en un chignon sublime combien de milliers de fois l’aura t elle exécuté dans sa vie d’enfant de petite fille puis de femme Pour qu’il frôle ainsi cette gracieuse perfection (première question) et pourrait on vanter semblable mérite d’élégante technicité de gracieuse dextérité quant à son frère humain qui un siège plus loin se cure allègrement le nez (seconde question) blog ETC-ISTE

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Marche

Je marche avec vous mes sœurs millénaires du Golgotha. Avec vous je ne comprends pas, je pleure, je crie, je prie. Le silence nous accompagne. Je marche avec vous mes sœurs migrantes arrachées aux terres de vos ancêtres. Avec vous je sais la peur, le désespoir, le rien. Le silence nous accompagne. Je marche avec vous mes sœurs de partout meurtries, trahies, affamées, assoiffées, muselées, penchées aux dépouilles des vôtres et de vos rêves. Avec vous je sais le hurlement mutique sans écho. Le silence nous accompagne. Je marche avec vous mes sœurs de tous les univers, malmenées, flouées, torturées, forcées, oubliées. Avec vous je porte le fléau du non amour, son indifférence. Le silence nous accompagne. De loin, de

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Mon éternité

Dans cette heure de la fin Dans ma poche mine de rien Je glisserai le cœur de mes 20 ans De ma vie le plus beau présent ses élans ses émois Ses premières fois ses toujours ses jamais, ferments de mon éternité Quand tout commençait Que rien n’arrêtait Certitudes et  promesses Ont parcouru ma jeunesse.   Vint ensuite l’âge des choix En recherche permanente de moi Certitudes et doutes Bonheurs et fausses routes. Parents frère et sœur partis S’approche mon tour, c’est la vie. Je ne regrette ni l’avant ni l’après, Et partirai avec un bagage allégé Car si à 20 ans le cœur s’emballe Plus tard le corps se fait la malle.   Dans cette heure de la fin

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Hors saison

Claquement des portières de la voiture sur un parking vide. Respiration de la porte de l’immeuble. Cliquetis de la clef de l’appartement qui résonne sobrement dans la cage d’escalier. Crissement feutré de la porte que j’entrouvre. Son mat du disjoncteur Ronronnement du frigidaire  se mettant en marche. Couinements des volets roulants. quelques secondes intemporelles d’un silence parfait. J’ouvre la baie vitrée. La brise du large s’engouffre en frôlements alanguis, les arbres du jardin retrouvent leur doux friselis et quelques mouettes  me saluent en passant de piaulements aigus. Par-delà la dune toute proche, l’écho des rouleaux qui finissent leur course en craquetant sur la plage tandis que monte le graillonnement du moteur d’une barque de pêche rentrant au port. Le délicieux

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Ballade

Longue marche Sans que le ciel Ne bouge.   Aller pieds nus Sur les rochers Un danger agréable.   Au bord de l’eau Poussent des fleurs Sur les maillots de bain.   Stéphen Moysan En route vers l’Horizon Un atelier de travail pictural et de poésie Eternels éclairs

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