Nouvelles

En paix avec toi

Tu m’as piégé, maman.  Oui, je t’ai menti, mon fils. Mais il le fallait bien et je sais qu’avec les années tu comprendras. Trois jours et pratiquement trois nuits que tu me veillais dans cet hôpital. Goutte à goutte ma douleur s’apaisait et ma vie s’endormait. Pourtant les paupières fermées, je te caressais des yeux et je voyais bien, tu sais, que les tiens ne pouvaient s’empêcher de s’évader de cette chambre baignée d’une pénombre sans fin par ses volets mi-clos. J’en étais chagriné pour toi mon enfant. Il fallait que tu sortes, que tu respires, que tu embrasses tes petits, que tu dormes toute une bonne nuit dans les bras consolants de ton épouse chérie. J’ai insisté, tu as

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L’erreur (scène3)

Devenez coach littéraire d’un livre ! Participez à une expérience unique et collective. Chapitre par chapitre, j’ai commencé à publier ici un roman  et le modifierai  au fur et à mesure en tenant compte de vos avis qu’ils soient de détail ou d’ensemble, de forme ou de fond. Vous pourrez également lire les commentaires des autres participants et ainsi les comparer à votre propre ressenti. Mais attention, les prochaines scènes seront réservées exclusivement aux fidèles abonnés. Alors si le cœur vous  dit d’en être, vous pouvez déjà lire et commenter les 3 premières scènes et pour poursuivre l’aventure, abonnez-vous vite ! C’est gratuit et d’une grande simplicité.  (“L’erreur” est le titre provisoire de cette histoire. Nous trouverons le définitif ensemble ! )

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L’erreur.

Ce texte est le début d’un roman dont le manuscrit dormait dans un tiroir depuis deux ans. Je vais essayer de le reprendre ici en tenant compte  au fur et à mesure de vos avis qu’ils soient de détail ou d’ensemble, de forme ou de fond. Mais attention, cette expérience collective sera pour les scènes suivantes réservée exclusivement aux fidèles abonnés. Alors si le cœur vous en dit d’en être, abonnez-vous vite! C’est gratuit et d’une grande simplicité.  “L’erreur” est le titre provisoire de cette histoire. Scène 1 Fin d’un après-midi de novembre. La pluie s’est arrêtée et un pâle soleil blanchâtre tente de s’immiscer entre deux gros nuages noirs et menaçants. Lucien Dugranpois sort de l’immeuble au 12 rue

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Les mots savants des ignorants

Des mots que snobe le sérieux des dictionnaires, traînent dans ma mémoire. De vieux mots dont il semblerait que la seule fonction ait été de dire le monde autrement que dans sa version officielle, et qui ignoraient totalement la façon dont ils avaient été transmis et, donc,  leurs racines. Ainsi le buis. Oui, cet arbuste généreux, à feuilles persistantes, et qui pousse librement le long des murailles ou alors qu’on entretient artificiellement dans son jardin. En  Charente-Maritime, le  château du Douhet, qui se trouve à mi-distance environ de Saintes et de Saint-Jean-d’Angely, peut s’enorgueillir d’une antique forêt entièrement composée de buis, aux troncs torsadés, rugueux et épais. Je me suis laissé dire qu’elle avait été plantée par Charlemagne, cette forêt singulière. Le

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Tentation

Ce matin j’ai avalé mon café ; mon estomac a refusé le pain. Fin d’une routine inutile. Devant ma glace j’ai étalé la mousse autour de mon menton ; je me suis souris de cette apparence de père Noël ; j’ai levé le rasoir avant de le reposer sur le lavabo. À quoi bon cette toilette ? Une routine inutile. Par messagerie, j’ai annulé mon rendez-vous avec mon médecin. Il n’aurait rien à diagnostiquer ; je vais bien. Enfin, je vais, je fonctionne. Une routine qui n’en finit pas. Je n’irai pas chercher mon journal. Pas aujourd’hui. Pour y lire quelles nouvelles ?  Que les hommes ont encore trouvé un moyen de  s’autodétruire ? Je n’allume pas la radio, son

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Liturgie familiale

Dans les années cinquante, la France se reconstruisait, la bourgeoisie provinciale se réinstallait et je traversais l’âge ingrat dans le sein affectueux d’une famille protectrice aux rituels immuables dont le déjeuner dominical était le point d’orgue. Le dimanche matin, ma sœur aînée, en âge de trouver mari, n’avait d’autre choix que de parfaire son éducation culinaire en aidant notre mère tandis que mon grand frère se hâtait de finir son travail scolaire pour être autorisé à filer l’après-midi retrouver des copains ou, sous leur couverture, quelque flirt éducatif. Si bien que, sur les coups de 11 heures, j’accompagnais seul mon père à la pâtisserie choisir les petits gâteaux du dessert. Je l’accompagnais – et je l’assistais – dans cette mission tout

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PANIQUE À L’HERBAUDIÈRE

Une agitation insolite perturbe le port de l’Herbaudière. Sous le regard médusé des touristes, Herbaudrins et Herbaudrines courent en tous sens, de la rue de la Pointe à la rue Lemonier, cherchant je ne sais quoi, qui derrière les poubelles, qui le long du môle, qui dans les ruelles sombres, l’air affairé et angoissé.

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